Les systèmes de freinage au Shell Eco-marathon (réglementent 2020)

Les systèmes de freinage au Shell Eco-marathon (réglementent 2020)

   Freiner. Un mot que peu de monde connait au Shell Eco Marathon. Concourir dans la catégorie « prototype » c’est un peu comme rejoindre la pompe à essence quand on est à court de carburant : on slalome entre les obstacles, on soigne ses phases d’accélération et surtout on ne freine jamais ! Des légendes racontent même que certains roulent sans frein. 

Je vais évidemment en décevoir certains, mais pour concourir il faut bien entendu avoir des freins en état de marche et les organisateurs sont là pour s’en assurer. Ce qui conduit au postulat suivant : tous les véhicules ont des freins, mais aucun pilote ne les utilise. Mais alors, comment sait-on qu’un frein est performant ou même en état de marche ? 

Pour les freins on peut distinguer trois critères essentiels : respecter le règlementlimiter leur poids et s’assurer qu’ils ne freinent pas quand ils ne sont pas sollicitésCe dernier point peut sembler absurde et pourtant, en course, c’est l’unique inquiétude qu’on peut avoir sur les freins. Vous en conviendrez, rouler en freinant ce n’est pas performant ! 

Au Shell Eco Marathon pour participer il faut valider le contrôle technique. Pour être en règle, le système de freinage doit être constitué de deux circuits indépendants avant et arrière. Afin de juger leur efficacité la voiture est placée sur un plan incliné à 20%, le pilote, installé à sa place, doit alors pouvoir immobiliser le véhicule en n’utilisant qu’un seul circuit à la fois. 

L’évolution du règlement oblige les équipes à s’adapter. En matière de freins les changements notoires de ces dernières années sont l’interdiction des freins à patins et plus récemment l’obligation d’utiliser un circuit hydraulique. Enfin, la commande de freinage qui pouvait initialement être effectuée à la main est passée au pied pour l’essieu avant. 

Ces évolutions vont évidemment dans le sens de la sécuritéElles ont en revanche ajouté une touche de complexité, en effet le seul choix laissé au participant est le frein à disque hydraulique, qui est, pour de nombreuses raisons, le champion du freinage résiduel. Ce qui pousse les équipes à redoubler d’ingéniosité pour pouvoir les utiliser. 

Aller au Shell Eco Marathon c’est l’assurance de passer une semaine sous pression, à identifier des pannes, les réparer et ajuster les réglages. Les problèmes de freins sont souvent délicats à régler, il est donc indispensable qu’ils soient fiables. 

Finalement personne n’utilise les freins et pourtant ils participent à la performance de la voiture. 

 

 

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